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Ce qu'a dit notre président
31/03/2006 23:13
voici le texte integral de ce qu'à dit le président:
"Mes chers compatriotes,
Depuis plusieurs semaines, des interrogations, des appréhensions, des critiques se sont élevées autour du contrat première embauche. De nombreux jeunes ont exprimé leur inquiétude, leur besoin de repères et de sécurité, mais aussi leur volonté de trouver toute leur place dans notre société. Des sentiments que beaucoup d'entre vous partagent.
Au-delà du contrat première embauche, la période que nous traversons renvoie à des interrogations profondes. L'avenir que nous offrons aux jeunes. Notre capacité à faire vivre notre modèle social dans le monde d'aujourd'hui. La question de la réforme, et de notre aptitude à la mener tous ensemble.
Je veux dire aux Français, je veux dire aux jeunes que je mesure l'impatience de toutes celles et tous ceux qui veulent travailler et réussir et qui n'arrivent pas à prendre pied dans l'entreprise alors qu'ils ont tant d'énergie, de projets et de talents à exprimer. Je comprends bien sûr aussi le refus de la précarité qui s'est fortement exprimé.
J'ai voulu que le Gouvernement se mobilise pour l'égalité des chances en pensant d'abord à tous les jeunes qui sont, en raison d'une formation insuffisante, en réalité privés de la possibilité d'accéder à un premier emploi et qui désespèrent de pouvoir tracer leur chemin.
C'est l'objet de la loi sur l'égalité des chances dont le contrat premier embauche est un des éléments. Avec ce contrat, le Premier ministre, Dominique de VILLEPIN a voulu offrir à tous ces jeunes des opportunités nouvelles pour l'emploi : accéder à l'entreprise ; pouvoir y faire ses preuves ; acquérir une véritable expérience professionnelle, avec un vrai contrat de travail. Pour cela, le Gouvernement s'est attaché à concilier plus de souplesse pour les entreprises mais aussi des garanties nouvelles pour les salariés.
Depuis plusieurs semaines, le dialogue n'a pu aboutir et la situation est restée bloquée autour de la question du retrait ou du maintien de ce texte. Les manifestations ont servi de prétexte à des actes de violence et à des dégradations inacceptables. Les tensions se sont exacerbées dans les universités entre les étudiants qui veulent faire grève et ceux qui veulent travailler. Un nombre important de lycées sont fermés ou bloqués. Il est temps de dénouer la situation en étant juste et raisonnable, avec comme exigence l'intérêt national. C'est la mission que me donne la Constitution.
Le Parlement, les élus de la Nation, ont voté la loi sur l'égalité des chances et le Conseil constitutionnel vient de juger cette loi en tout point conforme aux principes et aux valeurs de la République. En démocratie, cela a un sens et doit être respecté. C'est pourquoi j'ai décidé de promulguer cette loi mais aussi parce que je pense que le contrat première embauche peut être un instrument efficace pour l'emploi.
Mais j'ai entendu également les inquiétudes qui s'expriment, chez de nombreux jeunes et chez leurs parents. Et je veux y répondre. C'est pourquoi je demande au Gouvernement de préparer immédiatement deux modifications de la loi sur les points qui ont fait débat. La période de deux ans sera réduite à un an. En cas de rupture du contrat, le droit du jeune salarié à en connaître les raisons sera inscrit dans la nouvelle loi.
Enfin, je demande au Gouvernement de prendre toutes les dispositions nécessaires pour qu'en pratique, aucun contrat ne puisse être signé sans intégrer pleinement l'ensemble de ces modifications.
Je veux m'adresser aux partenaires sociaux. Je sais leur sens des responsabilités. Je sais leur engagement pour l'emploi. Je sais leur attachement aux valeurs de la République. Je sais leur volonté de donner toute sa place à un dialogue social constructif dans notre pays. Je les invite, ainsi que les représentants des organisations étudiantes et lycéennes, à prendre toute leur part dans l'élaboration de ces nouvelles dispositions.
Je veux leur dire que le moment est venu d'aller de l'avant. Ensemble nous devons travailler pour mettre fin à cette situation choquante où des entreprises, parce qu'elles craignent les rigidités excessives, préfèrent refuser une commande ou délocaliser plutôt que de recruter, alors que tant de personnes sont enfermées dans le chômage et la précarité. Mais nous devons répondre aussi à l'aspiration des salariés à plus de sécurité dans un monde du travail en perpétuelle évolution. C'est tout l'enjeu du grand chantier de la sécurisation des parcours professionnels et de la lutte contre la précarité que je demande au Gouvernement de conduire avec les partenaires sociaux.
Beaucoup d'étudiants ont également exprimé de vraies inquiétudes sur la valeur de leur diplôme, sur leur accès à l'emploi, sur leur avenir. L'université doit rester un lieu d'excellence et la voie d'une vraie réussite sociale. Je demande au Premier ministre et au Gouvernement d'ouvrir un grand débat national sur les liens entre université et emploi, afin de faciliter l'insertion professionnelle des jeunes.
Mes chers compatriotes,
C'est d'abord aux jeunes que je pense ce soir. Ils sont la force, le dynamisme, l'enthousiasme, l'avenir de la Nation. C'est pour eux que nous avons le devoir d'agir résolument contre le fléau du chômage dont ils sont les premières victimes.
Car, l'enjeu, c'est évidemment l'emploi. Et la pire des solutions serait de ne rien faire.
Depuis onze mois, le chômage baisse. C'est maintenant que nous devons porter un effort décisif pour gagner ensemble cette bataille majeure pour l'avenir de notre pays et de nos enfants. En République, quand il s'agit de l'intérêt national, il ne saurait y avoir ni vainqueur, ni vaincu. Nous devons maintenant nous rassembler. Et, chacun à sa place doit agir en responsabilité.
Vive la République, Vive la France."
Je vous met maintenant un article du nouvel obs' qui me semble très interressant pour comprendre tout ce qu'à dit le président bien qu'il est été très clair:
L e président Jacques Chirac a annoncé vendredi soir 31 mars qu'il avait "décidé de promulguer" la loi sur l'égalité des chances contenant le contrat première embauche (CPE). "J'ai décidé de promulguer cette loi", a-t-il dit lors d'une déclaration radio-télévisée. "Depuis plusieurs semaines des interrogations se sont élevées autour du Contrat première embauche", a déclaré le chef de l'Etat. "De nombreux jeunes ont exprimé leur inquiétude, leur besoin de repères et de sécurité mais aussi leur volonté de trouver toute leur place dans notre société." "Je mesure l'impatience de toutes celles et de tous ceux qui veulent prendre pied dans l'entreprise (…) Je comprends aussi le refus de la précarité qui s'est exprimé". "J'ai voulu que le gouvernement se mobilise pour l'égalité des chances en pensant à tous les jeunes qui faute de formation insuffisante sont en réalité privés de la chance d'accéder à un premier emploi" a déclaré le chef de l'Etat.
Deux modifications
"Il est temps de dénouer la situation en étant juste et raisonnable avec comme exigence l'intérêt national", a ajouté le président de la République. "Je demande au gouvernement de préparer immédiatement des modifications sur la période d'essai, qui sera réduite à un an". "Le droit à connaître les raisons du licenciement sera inscrit dans la nouvelle loi", a-t-il ajouté. Jacques Chirac a "invité" les partenaires sociaux, "ainsi que les représentants des organisations étudiantes et lycéennes à prendre toute leur part dans l'élaboration de ces nouvelles dispositions". "Je demande au gouvernement de conduire avec les partenaires sociaux et les étudiants d'ouvrir un grand débat national sur les liens entre université et emploi." "C'est d'abord aux jeunes que je pense. C'est pour eux que nous avons le devoir d'agir résolument contre le fléau du chômage. La pire des solutions serait de ne rien faire", a poursuivi le président, ajoutant que "quand il s'agit de l'intérêt national, il ne saurait y avoir ni vainqueur, ni vaincu".
Pas de CPE en attendant
Le CPE est suspendu de fait, même si le chef de l'Etat se garde d'utiliser le terme. Il a en effet "demandé au gouvernement de prendre toutes les dispositions nécessaires pour qu'en pratique aucun contrat ne puisse être signé sans intégrer pleinement l'ensemble de ces modifications". Il s'agit de faire en sorte "qu'aucun CPE ne puisse être signé tant que ces modifications ne seront pas entrées en vigueur", expliquait-on vendredi dans son entourage. Cette décision a été prise "en totale harmonie entre le président et le Premier ministre", assurait-on vendredi dans l'entourage de Jacques Chirac. Elle permet en effet à Dominique de Villepin de ne pas perdre la face puisqu'il n'y aura pas, insiste-t-on à l'Elysée, de "dénaturation" du CPE. Toutefois, la décision de Jacques Chirac revient bien à suspendre le contrat première embauche, comme l'avait d'ailleurs proposé le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, qui a salué vendredi soir "une décision sage". Alors que Dominique de Villepin s'y était toujours refusé jusque-là.
Maintenant voici les réactions:
Manifs
L'Unef, le Mouvement des jeunes socialistes, les syndicats lycéens Fidl et UNL et les coordinations étudiantes régionales avaient appellé à des manifestations vendredi soir 31 mars sur "les principales places des grandes villes". Les rassemblements étaient prévus à 19h30, soit une demi-heure avant l'intervention télévisée du président. A Paris, le rassemblement avait lieu place de la Bastille, où une centaine de lycéens avaient déjà organisé un sit-in dans l'après-midi, perturbant la circulation. L'intervention de Jacques Chirac y a été copieusement huée. Les assemblées générales des différentes universités mobilisées (une soixantaine sur 84) avaient aussi voté vendredi cet appel à se rassembler simultanément à l'intervention du président de la République.
"Une déclaration de guerre"
"Une fois de plus, pendant que le gouvernement prendra les jeunes de haut par des discours en dehors des réalités, la jeunesse sera de son côté présente dans la rue", a commenté la Fidl dans un communiqué. "Une promulgation de la loi dès ce soir serait une déclaration de guerre à la jeunesse et à la majorité du pays hostile au CPE", a estimé la Fidl, résumant les propos des responsables des organisations de jeunesse qui mènent, aux côtés des syndicats de salariés, la bataille contre ce contrat depuis plus de deux mois. (avec AP)
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Commentaire de lucie (02/04/2006 23:31) :
merci ! c cool ! qd c écris c plus facil de décortiker ce kil a di !
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